touch grass
Œuvre multi-écrans utilisant des microprocesseurs à distance pour programmer le geste de toucher la végétation, en écho à l'expression internet « touch grass ».Multi-screen work using remote microprocessors to program the gesture of touching vegetation, reflecting on the internet expression "touch grass".
Œuvres sans visuelWorks without a still
Touch Grass, toucher le gazon : cette expression est couramment utilisée dans le contexte de la culture Internet pour signifier sa présence et sa participation au monde réel, en opposition à la réalité connectée des mondes virtuels en ligne. S’agit-il ici d’une invitation empreinte d’ironie à délaisser l’écran? Ou d’un commentaire critique sur l’invasion du numérique dans nos vies? L’œuvre dans tous les cas nous parle de « toucher » les choses IRL (in real life) et, AFK (away from keyboard), de reconnecter avec un monde qui nous échappe de plus en plus. Car en effet, l’omniprésence du numérique nous éloigne avec une certaine persistance de la réalité tangible, alors qu’en parallèle l’ampleur de notre empreinte écologique contribue à une perte d’emprise bien réelle. Fragmenté en plusieurs écrans, le geste de toucher la végétation est (re)formé et littéralement programmé depuis des microprocesseurs suspendus à distance. Puis comme clé de lecture, un écran agit comme une fenêtre sur Internet par laquelle une navigation sur le Web nous dévoile – parfois avec humour – le sens de touch grass.
— Nathalie Bachand
Touch Grass: this expression is commonly used in the context of Internet culture to signify presence and participation in the real world, as opposed to the connected reality of online virtual worlds. Is it an ironic invitation to leave the screen behind? Or a critical commentary on the digital invasion of our lives? Either way, the work speaks to us of “touching” things IRL (in real life) and, AFK (away from keyboard), of reconnecting with a world that increasingly eludes us. Indeed, the omnipresence of digital technology is persistently distancing us from tangible reality, while at the same time the scale of our ecological footprint is contributing to a very real loss of grip. Fragmented into several screens, the gesture of touching vegetation is (re)formed and literally programmed from microprocessors suspended remotely. Then, as a reading key, a screen acts as a window on the Internet, through which web browsing reveals - sometimes humorously - the meaning of touch grass.
— Nathalie Bachand







