nature morte 1
Nature morte est ma première maquette d’installation. Je venais d’arriver à Québec. Pour la première fois, j’avais de l’espace pour fabriquer, pas seulement pour programmer. Cet accès à un atelier, à de l’espace, à des outils, et à un entourage dans le déni face aux influences du numérique sur la création m’a invité à revoir ma pratique. Jusque-là, tout ce que je créais restait dans l’écran. À Québec, j’ai commencé à faire déborder le virtuel dans le réel. À donner un corps physique à mes mondes numériques. À montrer comment ils existent une fois qu’ils quittent Internet. Ce déplacement a nourri ma façon de travailler. C’est là que le volet matériel de ma pratique est né.
Nature morte garde la trace de ce moment. Une œuvre encore liée à l’écran, mais qui présente une pratique avec du poids, avec une présence. C’est le point où mes œuvres ont cessé d’être seulement des images pour devenir des lieux faisant le pont entre le réel et le virtuel. C’est pour ça que cette pièce a sa place dans la collection de Méduse. Elle raconte ce tournant, rendu possible par mon arrivée à Québec.